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Il y a le temps des affiches

Dans les cours de théâtre, il y a les cours, les représentations et tout le travail en amont. Par exemple le travail pour trouver l’affiche parfaite.

Beaucoup d’ateliers ne proposent pas d’affiches pour leurs représentations de fin d’année. Moi j’aime y passer du temps, j’aime y penser, envisager l’impact qu’elle aura – déjà sur mes élèves quand je leur présente – et ensuite sur le public quand ils la voient dans la rue ou sur des flyers.

Je ne suis pas graphiste alors ça me prend un temps de dingue, mais ça me fait un travail de synthèse très intéressant. Comment mettre sur une affiche:

– Le thème de la pièce sans tout dévoiler

-Donner un petit choc des yeux quand on la voit

-Bien faire comprendre que c’est une pièce de théâtre et pas une expo ou un film

-Donner envie d’y regarder de plus près

– Qu’elle soit belle pour en être fière

-Qu’il y ait toutes les informations sans dénaturer l’image : Titre de la pièce, nom de la compagnie, dates, lieu, prix, renseignements pour réservation, nom de l’atelier…

-Que quand je la regarderai, quand je serai très vieille (encore plus que maintenant), elle fera, ainsi qu’à tous ceux qui y ont participé, un choc de souvenirs, de moments forts, de musique, de texte, d’émotions, d’images.

Un petit conseil : ne jamais oublier de mettre l’année sur une affiche. Souvent on ne met que les jours et les horaires ; ne pas oublier l’année : toujours pour quand on sera très vieux.

Voilà, voilà, tout ça, c’est ce que je suis en train de travailler en ce moment pour mes deux ateliers, et je commence à réfléchir aussi à l’affiche du spectacle que nous monterons en décembre prochain.

Finalement, travailler sur une affiche, c’est comme faire du yoga. Au début on se dit qu’on n’arrivera jamais à tenir sur la tête, et après avoir essayé et essayé encore, on trouve l’équilibre pour que tout tienne à peu près droit. Je m’en approche, encore un peu bancal, branlant, mais je persévère.

J’ai un petit coussin pour ne pas me faire trop mal : j’ai la chance de connaitre très bien une jeune graphiste qui m’aide, quand j’ai tout fini, à équilibrer les lettrages, les couleurs, à unifier le regard.

Je travaille aussi sur les musiques qu’il y aura dans les spectacles. Les musiques aussi c’est très important… Je vous en parlerai dans un autre article !

Je vous mettrai dans ce blog très vite, les affiches quand elles seront finalisées. J’y retourne 🙂

Bizavous

Nat

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Ça cogite pendant les vacances

Dans les ateliers théâtre, il y a les vacances.

Les premières vacances sont celles de la Toussaint. Les cours viennent juste de commencer (en septembre généralement) et on n’a pas encore bien pris le temps de connaître tous les élèves.

Pendant les vacances de la Toussaint, j’affiche devant moi, sur mon mur couvert de photos des pièces du Petit Théâtre, des panneaux avec des photos de tous mes nouveaux élèves. Lire la suite

Et chaque année ça recommence

Dans les ateliers théâtre comme dans la vie,  chaque année est magique parce qu’elle se recommence ! Comme la nature qui m’étonne toujours autant. Un petit exemple : j’ai dû couper (et ça m’a déchiré le cœur), un arbre dangereux devant ma maison. Mon cœur s’est fendu, je m’en suis tellement voulu. Il a été coupé. Et bien, sans mentir, deux mois après, sur le tronc étêté repousse, encore plus dense, deux arbres nouveaux pleins de sève et d’allant.

Chaque année dans mes ateliers théâtre, je me dis que ça ne pourra jamais être mieux, qu’on s’est aimés tellement pour monter notre spectacle, qu’une telle connivence ne peut plus avoir lieu.

Vraiment, je le pense… vraiment. Il me faut toujours un temps, un petit temps de deuil, où je me dis : « Bon, ben, là, Nath, tu as mangé ton pain blanc (comme on disait avant), maintenant tu vas devoir faire régime ».

Chaque année, au moment des inscriptions, je me dis : c’est la dernière année, personne ne reviendra, et s’ils reviennent, ils seront déçus que ce ne soit pas comme l’année d’avant.

Et cette année encore, la vie me prouve qu’elle est trésor : des élèves nouveaux, et ceux d’avant aussi, disent oui pour qu’on recommence une expérience ensemble.

Cette année encore je les découvre, souriants et timides, partager avec moi, encore une fois, un début, une première fois…

Bizavous

Nath

La Fenice

Une jolie dédicace de mon amie Nat ! Merci et plein de bisous

Italie Passion

La Fenice, un incontournable de Venise

Je vous conseille vivement d’aller visiter le théâtre de la Fenice si vous allez à Venise.  C’est suite à l’incendie du théâtre San Benedetto qu’il a été demandé à l’architecte Gian Antonio Selva de dessiner un nouveau théâtre. Construit au XVIIIe siècle dans un style néo-classique, le théâtre de la Fenice est composé d’une magnifique salle rouge et or, avec 5 étages de loges superposées.

Le phoenix, l’oiseau qui renaît de ses cendres

Par deux fois (en 1836 et en 1996), le théâtre de la Fenice a été détruit par des incendies. A chaque fois, il s’est vu renaître de ses cendres et a été reconstruit à l’identique.

Voici un lien si vous souhaitez consulter mon article sur le théâtre à l’italienne.

Je dédie celui-ci à  Nath et sa compagnie Coups de Théâtre d’Orsay  qui jouent les…

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La fraicheur des ados

C’est dingue comme dans les cours de théâtre, j’apprends sans doute plus des ados qu’ils n’apprennent de moi.

Moi je leur apprend à monter un spectacle, à le mettre en scène, à jouer ensemble : eux ils m’apprennent les fondements de l’humanité.

Lors d’un stage que j’ai organisé il y a quelques jours pour travailler de façon approfondie sur notre spectacle à venir, j’ai pris le temps de le leur dire.

On ne dit pas assez aux gens qu’on les aime. On oublie ou on remet ça à plus tard…

Je leur ai dit qu’ils avaient une force incroyable, celle de l’enthousiasme. La non remise en question systématique de tout. Je leur ai dit que leur fraîcheur, leur adhésion systématique à tout ce que je leur propose, leur non remise en question quand je leur dis : « Euh… bon, ben, tout ce qu’on a vu la semaine dernière, on va le mettre de côté et on recommence autrement, pour voir  » était d’une incroyable générosité.

Quand je leur dis : « On change tout ! », ils remontent la lèvre inférieure, plissent les yeux de plaisir et hochent la tête et hop là ! Ils sont prêts.

C’est dingue. c’est magique. Toujours partants pour essayer. Je leur ai dit que quand on grandit (vieillit), souvent on a plus peur de changer, souvent on pense trop à l’avenir et on se freine en imaginant les conséquences de chacun de nos actes, on a un peu peur du changement, on préfère parfois ne pas bouger plutôt que de risquer de trébucher. On s’installe dans le confortable.

Je leur ai dit que leur façon de profiter de l’instant présent était un bain de jouvence. Que nous autres, adultes, avons beaucoup de leçons à tirer de ça. Que les politiques devraient avoir des conseillers adolescents parfois pour gouverner, que ça remettrait les choses en place. Que ça ouvrirait des possibles, des impossibles faisables.

Je les remercie de me laisser repartir de mes cours avec moins de poids sur les épaules. Quand j’y vais, je suis légère, je me surprend à sourire dans le vide, mon cœur est tout libre dans ma poitrine.

Ils sont dingues les ados. Ils ne sont pas évidemment que des anges, mais je ne pourrais pas expliquer pourquoi, rien n’est grave quand on fait ensemble du théâtre. Tout est enthousiasmant. Ils sont fragiles et forts à la fois. Ils me font confiance et je leur fais confiance.

Bon… Tout ça pour vous dire qu’on est dans la dernière ligne droite pour le spectacle qui démarre le 1er juin : Une soirée de plus sur terre

Le thème de la pièce que j’ai choisie est : »savoir dire non ». A travers l’histoire d’un jeune garçon qui dit oui à tout pour se faire accepter par un groupe, j’ai voulu qu’ils traitent de l’importance de refuser. Dire non permet justement de relever la tête, d’être respecté un peu plus.  Être trop gentil n’est pas forcément la solution, les méchants ne sont pas que méchants et les gentils peuvent aussi être de petits cons…

Alors vous allez me dire que c’est en contradiction avec ce que je mentionnais au début de cet article : c’est à dire la richesse que les ados ont de dire toujours oui. La pièce parle des oui nocifs, des oui obligés, des oui pour plaire aux autres. De ces oui qui devraient être des non si on osait parler un peu plus fort… Alors oui bien sûr, mais pas à tout !

C’est dingue ce que j’apprends avec les ados…

Bizavous

Nath

 

Jean Jacques

Dans les cours de théâtre il y a deux aspects à travailler un peu rébarbatifs : la voix et le regard.

Ça parait évident bien sûr et pourtant ce sont deux aspects pas si faciles. Pour les aborder, je demande très souvent l’aide de Jean Jacques.

J’ai rencontré Jean-Jacques il y a près de huit ans. Je donnais un cours à des ados, ou des préados. Nous travaillions sur un texte, ils étaient sur scène et leur petite voix embrouillée n’arrivait quasiment pas à atteindre mes oreilles. De plus, ils regardaient le sol comme si les mots pouvaient y être inscrits. Lire la suite

« Ô Pulchérie » : un conte moderne fantaisiste à croquer !

Mes p'tits lus - Blog littéraire

Imaginez un couple adopté par tout un petit village parce que la dextérité culinaire de Monsieur ressuscite la vie de Saint Eloi et la descendance de Madame régénère la population vieillissante du bourg : c’est ce qu’imagine avec une fantaisie délicieuse Nathalie Sauvagnac dans son roman Ô Pulchérie.

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Norbert et Sylviane arrivent à Saint Eloi – un village que l’on devine aisément du Nord – parce que la grand-mère de Sylviane, « la Morte », vient de passer de vie à trépas. Au cours d’une pause entre deux condoléances, Norbert se met à préparer un petit en-cas : les effluves qui s’en échappent ravissent d’extase les habitants du village. C’est décidé : le couple ne doit plus repartir !

Pour cimenter leur installation, la très languide et cornélienne Sylviane conçoit coup sur coup quatre enfants, dont l’éducation va revenir à la population de Saint Eloi : voyez là une offrande humaine…

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Je venais d’avoir 18 ans

Dans les cours de théâtre, il y a les souvenirs des cours. Des cours où j’étais élève ;  certains m’ont marquée irrémédiablement. Certains en bien, heureusement, d’autres en mal, très mal. Très douloureusement mal …

J’avais juste 18 ans. Tout juste, je m’en souviens. Comme beaucoup de grands naïfs, j’étais persuadée qu’en allant dépenser des fortunes dans des cours de théâtre parisiens qui affichaient le nom de metteur en scène morts depuis longtemps, je deviendrais célèbre. Mon talent ne pouvait qu’exploser dans ces cours renommés… Je venais d’avoir 18 ans Lire la suite

Le théâtre : le meilleur des vaccins !

@MathildeBryant

 Pour être en bonne santé, j’utilise le jeu théâtral. Je ne parle que pour moi évidemment puisque d’autres sont morts sur scène… Personnellement, en tout cas pour l’instant, mieux que les cinq fruits et légumes, une cure de jeu ; y a rien de mieux.

Je viens de jouer pendant toutes les vacances de Noël sur scène. Justement pendant cette période faste aux virus, grippes et autres joyeusetés… mon corps s’est en quelque sorte, imperméabilisé…

Je ne saurai comment expliquer cet état dans lequel se met le corps… Lire la suite

AURORE – SPECTACLE DE NATH

Dans le Petit Théâtre il y a les grands moments pour moi.

En ce moment j’en vis un ÉNORME ! Je suis sur scène du 22 décembre 2017 au 5 janvier 2018.

Le spectacle s’appelle Aurore. Je l’ai écrit, co-mis en scène, je joue dedans. Depuis qu’on a commencé, le public n’arrête pas de grossir (le bouche à oreille sans doute).

Je vous délivre une photo de la pièce, même si on ne voulait pas trop le faire pour ne pas spolier, mais ce serait dommage. J’en mettrai plein d’autres bientôt.

Si vous êtes dans la régions d’Orsay (dans l’Essonne-91) pendant ces dates, venez voir à quoi ressemble mon petit Théâtre.

« Si vous tombiez en panne dans la forêt en pleine nuit, que feriez-vous ? Sans téléphone, ni batterie et des personnages étranges qui vous invitent à les suivre ? Si, en demandant qui ils sont, ils vous répondent : « Personne » ?

Aurore, héroïne malgré elle, va vous entraîner de l’autre côté, à la rencontre de personnages inquiétants et en même temps si humains…».
Glaçant et tellement poétique ! Entre la famille Adams, les films de Tim Burton et Vendredi 13, Aurore est aussi un très beau message d’amour.

Alors ? Ça vous tente?

On est accompagnés par une bande son de dingue, Le Conservatoire du Maquillage de Paris a fait tous nos maquillages et coiffures. C’est une belle pièce, étonnante, effrayante et très poétique. L’équipe des comédiens qui m’entoure est incroyable.

Voilà, je ne trouve pas les mots, mais voilà la raison de mon silence ces derniers temps. C’est un beau silence qui ouvre sur les trois coups avant que le rideau ne s’ouvre.

Bizavous

Nath