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Assassinat à l’école

Je sais que cet article vangry-640314__180a me mettre plus au ban encore des institutions que je n’y suis déjà. Tant pis.

On n’a qu’une vie et pour se sentir vivant, il faut se laisser libre d’expression  ( expression : pression en soi qu’on expulse). Depuis longtemps je vois se faire des pratiques que je trouve extrêmement violentes à l’école. Je les ai vécues et continue de m’apercevoir qu’elles perdurent . Je m’explique. Lire la suite

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On est tous le souvenir de quelqu’un

Dans les cours que je donne, surviennent parfois des moments que j’aimerais arrêter, en prendre un instantané, suspendre le temps.

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Vous savez, ces moments qui deviennent un souvenir marqué à jamais. Épinglé dans un coin de notre cerveau.

J’aime beaucoup prendre le temps de m’apercevoir de ces moments précieux. Et le théâtre m’autorise parfois à arrêter le temps, voire à le remonter.

A mon dernier cours d’adultes, pour un travail autour du conteur, j’ai demandé à chacun de raconter au groupe un souvenir du lycée. Le premier qui leur venait à l’esprit. Certains de mon groupe d’adultes sont très jeunes, d’autres moins, donc les souvenirs étaient plus ou moins récents, mais très précis chaque fois. Lire la suite

Les ados

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Dans les ateliers théâtre, il y a une tranche d’âge très particulière qui est celle des ados.

Particulière non pas parce qu’elle est difficile, particulière parce qu’elle est… particulière. Je suis fascinée par les ados, certainement parce que j’en ai été une et que c’est à cette époque que j’ai découvert le théâtre, le groupe, le travail d’une pièce. Et puis, si on oublie beaucoup son enfance, je connais peu de gens qui ont oublié leur adolescence. Lire la suite

Savoir s’adapter

cabaret-154609__180Dans les cours de théâtre, c’est rarement comme sur les photos, ou dans les films.

Il n’y a pas une scène, des gradins, des projecteurs, un professeur avec une petite lumière qui éclaire ses notes, et les élèves autour qui s’enfoncent dans les fauteuils en attendant leur tour pour passer leur scène.

Dans les cours de théâtre en banlieue, ce n’est pas tout à fait comme ça. En tout cas dans les cours que je donne. Et pourtant, je vous jure que j’adorerais ça !

Dans les cours que je donne, on se contorsionne entre les chaises, les tables, les vêtements oubliés d’enfants. Lire la suite

L’importance du lieu

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Le mot théâtre est triple, il représente une discipline, des textes, et un lieu.

On fait du théâtre, on lit ou on écrit du théâtre, on va au théâtre…

Je vais parler du lieu. C’est étonnant comme souvent le lieu semble accessoire pour enseigner la discipline du théâtre. En tout cas dans le milieu amateur. Entendons nous bien, il n’est pas accessoire pour ceux qui en font mais pour ceux qui ont les clés des salles.

Pour apprendre le théâtre, pour travailler un rôle, une mise en scène, la voix, les lumières, il faut un lieu qui puisse permettre tout ça. Comme il faut un terrain de tennis pour jouer un tennis (ou un mur pour s’exercer mais on ne fait pas ça tout le temps). Comme il faut un sol particulier pour pouvoir danser (sur la moquette c’est très compliqué…). Lire la suite

Il y a les rencontres…

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Il y a beaucoup d’exercices à faire au théâtre, de mémorisation de texte, de concentration, etc… Toutes ces choses dont je parle dans l’ensemble de ce blog.

Et puis,  il y a surtout les rencontres, les relations humaines.

C’est tout de même extraordinaire de pouvoir engueuler, embrasser, aimer, détester, frapper, caresser une personne qui vous était étrangère avant d’entrer sur scène. Ce rapport là est de l’ordre de l’incroyable. Bien sûr nous pouvons être beaux, grands, laids, tristes, méchants ou sadiques, compréhensifs et attachants sur scène, mais aussi nous pouvons nous créer une famille, des amis, des parents, des enfants. Celui-là sera mon père, je serai la mère de celle-là, je pourrai prendre dans mes bras cette personne que je n’aurais jamais croisée en dehors du théâtre.

Et après s’être aimés, détestés, être morts d’amour ensemble, lorsque le rideau se baisse, les éclairages s’éteignent, chacun rentre chez soi dans sa vraie vie.

Nous pouvons oser la passion, les grands rires, le ridicule, le contact, les regards avec d’autres sur une scène, protégés que nous sommes par l’histoire que nous jouons, le personnage écrit par un autre. Tout nous est accordé du moment que nous sommes sincères. N’est-ce pas merveilleux ? Sachant qu’il est établi au préalable que personne ne blesse physiquement personne (en tout cas dans mes cours et mes mises en scène).

Le rapport parfois peut-être ambigu, il reste parfois ça et et là des trainées de sentiment dont on ne sait plus très bien s’il est réel ou le prolongement de son jeu. Un trouble.

Quand je joue, je ne suis plus seule. Je suis plusieurs.oiseaux