Le théâtre : le meilleur des vaccins !

@MathildeBryant

 Pour être en bonne santé, j’utilise le jeu théâtral. Je ne parle que pour moi évidemment puisque d’autres sont morts sur scène… Personnellement, en tout cas pour l’instant, mieux que les cinq fruits et légumes, une cure de jeu ; y a rien de mieux.

Je viens de jouer pendant toutes les vacances de Noël sur scène. Justement pendant cette période faste aux virus, grippes et autres joyeusetés… mon corps s’est en quelque sorte, imperméabilisé…

Je ne saurai comment expliquer cet état dans lequel se met le corps… Lire la suite

Publicités

AURORE – SPECTACLE DE NATH

Dans le Petit Théâtre il y a les grands moments pour moi.

En ce moment j’en vis un ÉNORME ! Je suis sur scène du 22 décembre 2017 au 5 janvier 2018.

Le spectacle s’appelle Aurore. Je l’ai écrit, co-mis en scène, je joue dedans. Depuis qu’on a commencé, le public n’arrête pas de grossir (le bouche à oreille sans doute).

Je vous délivre une photo de la pièce, même si on ne voulait pas trop le faire pour ne pas spolier, mais ce serait dommage. J’en mettrai plein d’autres bientôt.

Si vous êtes dans la régions d’Orsay (dans l’Essonne-91) pendant ces dates, venez voir à quoi ressemble mon petit Théâtre.

« Si vous tombiez en panne dans la forêt en pleine nuit, que feriez-vous ? Sans téléphone, ni batterie et des personnages étranges qui vous invitent à les suivre ? Si, en demandant qui ils sont, ils vous répondent : « Personne » ?

Aurore, héroïne malgré elle, va vous entraîner de l’autre côté, à la rencontre de personnages inquiétants et en même temps si humains…».
Glaçant et tellement poétique ! Entre la famille Adams, les films de Tim Burton et Vendredi 13, Aurore est aussi un très beau message d’amour.

Alors ? Ça vous tente?

On est accompagnés par une bande son de dingue, Le Conservatoire du Maquillage de Paris a fait tous nos maquillages et coiffures. C’est une belle pièce, étonnante, effrayante et très poétique. L’équipe des comédiens qui m’entoure est incroyable.

Voilà, je ne trouve pas les mots, mais voilà la raison de mon silence ces derniers temps. C’est un beau silence qui ouvre sur les trois coups avant que le rideau ne s’ouvre.

Bizavous

Nath

C’est pas juste !

Dans les cours de théâtre pour ados, il y a les cours, les ados et la vie des ados. La vie des ados est concentrée principalement par les cours du lycée. Leur vie tourne autour des études, des amis, des amours, des parents.

Dans mes cours de théâtre il y a les ados qui reviennent d’une année sur l’autre. Qui partagent un petit bout de route avec moi. Qui grandissent, s’affinent, osent de plus en plus et ouvrent leurs grandes ailes de papillons ou leurs pinces de homards au choix. Je les vois titubants, fragiles et solides à la fois qui s’exercent à s’autoriser d’être des personnes biens.

Mais quelques fois, dans les cours de théâtre pour ados, il y a ce grand épouvantail de la réussite scolaire qui empêche, qui arrête tout autre chose, comme une grande jalouse qui déploie ses griffes. Cette mangeuse de temps et d’ espoir ne supporte pas de rivale. Elle veut l’exclusivité. Son regard glacial et ses ailes immenses recouvrent tout espoir d’une lucarne sur la vie autrement.

Parce qu’il faut réussir, parce qu’il faut se hisser au moins à la moyenne, parce que sinon après on n’aura pas son bac, pas d’études supérieures, pas de métier, pas d’argent, de maison, d’avenir, etc…. La réussite scolaire est le tyran des ados, le père fouettard, le monstre du placard.

Parfois, quelques fois, trop souvent, un de mes élèves, un de ceux-là que j’aime particulièrement parce qu’il a relevé les yeux, lui ou elle qui avait si peur de le faire, parce qu’il ou elle a parlé plus fort et tiré ses épaules en arrière pour défendre un personnage sur scène. Et bien ces élèves-là, qui sont malheureux de l’école parce qu’ils ne sont pas formatés pour être dans la masse, ce sont eux qui me disent qu’ils arrêtent le théâtre. Parce que : « Tu comprends, Nat, je n’y arrive plus au bahut, ma moyenne chute, je n’arrive pas à m’organiser, je suis un peu perdu, il faut…je suis tellement désolé(e) mais… je ne peux pas continuer le théâtre… ».

Moi aussi à ces petits princes perdus, à ces albatros aux trop grandes ailes,  je dis que je suis désolée, parce que ce n’est pas juste, parce qu’ils étaient heureux ici et que la grande jalouse fait encore des ravages sur les plus fragiles. Je suis désolée que tu te débattes avec tes mauvaises notes à l’oral au lycée, alors que sur scène ta voix s’envole jusqu’au dernier rang. Je suis désolée que tu n’arrives pas à retenir les dates de la bataille de Marignan quand tu as appris tant et tant de textes que tu disais en rigolant, que tu disais en pleurant, en lançant aux projecteurs que tu étais invincible. Je suis désolée parce que quand tous ces yeux dans le noir, qui t’avais regardé jouer, t’applaudissaient à tout rompre à la fin de la représentation, et bien tu  souriais. Et le sourire que tu avais là, oui, c’était le plus beau sourire du monde. Un de ces sourires qui portent le menton haut et qui disent : « Me voilà la vie, maintenant je n’ai plus peur de rien »….

Je suis désolée. Tellement désolée…

Nath

Au cœur de la création

Dans ma compagnie de théâtre, il y a les ateliers (qui démarrent et dont je parlerai très vite) et il y a les créations.

Cette année, comme tous les deux ans, nous présenterons notre nouvelle pièce :« Aurore ». Je l’ai écrite  entre janvier et juin, et nous avons commencé à la répéter depuis septembre. Nous la jouerons à partir du 22 décembre jusqu’au 5 janvier.

C’est un condensé de travail, une disponibilité intense.

Un condensé ça veut dire qu’on répète trois fois par semaine deux heures chaque fois, qu’on fait un stage d’une semaine (qui vient de s’achever) où on se voit tous les jours et qu’en décembre on joue 11 fois de suite.

Ces moments intenses sont assez jubilatoires. Lire la suite

Quand Stripteases devient Ô Pulchérie !

 Les aventures extraordinaires de mon roman…

Attention histoire fantastique !

Depuis que je vous ai parlé de mon roman Stripteases, qui a gagné un second prix lors d’un concours d’écrivains, les choses se sont accélérées de malade ! Le rythme est tellement dingue que j’ai l’impression d’être dans les gradins et regarder le spectacle se jouer sans en faire vraiment partie. J’applaudis à tout rompre, je fais des oh ! et des ah ! j’échange comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. Lire la suite

Trouver un texte pour les ateliers

Dans les ateliers, il y a les premiers jours et puis il y a la suite des premiers jours.

Dans les premiers cours, on apprend à se connaître, on fait des exercices de découvertes, de reconnaissance, on fait sonner les mots, on découvre la salle, on mémorise des petites phrases…

Et puis vient ensuite la découverte du texte qui sera le ciment des cours à venir et forcément la charpente du spectacle qui est programmé pour juin prochain. Les dates sont retenues depuis longtemps, dates qui sont notées sur le règlement, sur lequel est stipulé bien clairement qu‘il faut absolument se libérer pour ces dates-là sous peine de ne pouvoir intégrer le cours.

Tout le monde signe, tout le monde coche dans son agenda les trois dates… Voilà voilà…

Seulement, maintenant il faut trouver les textes. Lire la suite

Le premier cours du reste de l’année

Lorsque vient le premier cours, dans un atelier théâtre, il y a toujours, un peu -pas mal – beaucoup d’appréhension de la part du prof.

Il  y en a aussi de la part des élèves qui pensent que le prof est super sûr de lui pour ce premier cours, et que les autres élèves viennent à ce premier cours comme si ça n’était pas angoissant du tout.

Bref, dans le premier cours d’un atelier théâtre, tout le monde ment.

C’est un bon départ pour faire du théâtre, non ? C’est la base. Lire la suite

Encore des mots, toujours des mots

 

Dans les cours de théâtre, il y a le moment des inscriptions. C’est un moment un peu « administratif », un peu « représentatif ».

Dans ces moments d’inscription, souvent lors de journée des associations (moment où dans des tout petits espaces, des dizaines d’associations présentent leur travail), il faut faire le commercial. C’est le grand marché aux activités !

Alors voilà : Lire la suite

La gélatinification des vacances

Dans les ateliers théâtre, il y a les vacances où… il n’y a plus d’ateliers théâtre.

La vie normale s’arrête, surtout en juillet et août, et début septembre, comme pour tout le monde, il y a la rentrée.

Fin juin, quand les ateliers se terminent c’est le moment où j’aime tout le monde. On a monté un spectacle ensemble, on a eu peur ensemble, on s’est tenu la main tous sur une scène en face de gens qui nous applaudissaient, après on s’est embrassés, on s’est rappelé les bons moments de l’année, on s’est dit : « On a réussi ! », on s’est dit que ce ne serait plus jamais pareil après,  bref :  inconsolable je suis fin juin. Lire la suite

L’entre-deux

Dans les ateliers théâtre, il y a les cours et il y a… quand il n’y a plus de cours : c’est-à-dire les vacances.

Pendant les vacances, je mets mon esprit au repos et pourtant… Très régulièrement me vient une idée…

Et tiens :  pourquoi pas, dans la prochaine création, démarrer avec une lumière rasante donnant sur les comédiens couchés et une musique qui monterait comme un battement de cœur, en accompagnement de leur respiration ? Ou bien, et si je travaillais avec eux sur le chœur ? Sur le groupe comme une entité et que les phrases répétées du chœur donnent des indices indicibles sur la fin du spectacle ? … Et si… ? Ou alors… ? Et pourquoi pas ne pas …. ?

Lire la suite