Sous le sable… la scène

Dans une année d’atelier théâtre, il y a … le spectacle, voire les spectacles (deux me concernant). L’aboutissement, la consécration, l’apothéose, les jeters de roses, les applaudissements, etc, etc…

Et puis il y a la préparation de ce feu d’artifice… Lire la suite

En mars, c’est mollasson…

Dans les ateliers théâtre, j’ai remarqué qu’il y a toujours ce qu’on appelle un ventre mou, un moment un peu mollasson où rien de concret ne se passe, où les élèves sont à zéro de tension et où mon esprit n’est pas beaucoup plus vaillant.

J’ai remarqué que c’était souvent en mars.

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Les profs

Dans les ateliers théâtre, il y a les élèves et il y a …les profs ! On peut faire tout un inventaire des profs dans les ateliers théâtre. Sans faire ma mauvaise, je vais vous en brosser quelques spécimens…

Je ne me mets au dessus ou en dessous de personne. J’égratigne…

Tout comme j’aime regarder les gens dans la rue, prendre le temps d’arrêter le temps pour remarquer un regard, un mouvement, un sourire ou un coup de gueule, j’aime regarder les profs… Lire la suite

Apprendre du maître : un week-end avec Thomas Ostermeier

Un coup d’oeil sur l’article de Camellia : un week-end de stage passé avec MONSIEUR Thomas Ostermeier , le plus grand metteur en scène à mon avis. L’article est passionnant. Elle a eu la chance de le vivre, elle le partage avec nous

Camellia Burows

Un long article pour un atelier un week-end de mi-février.

Par un froid mordant se rendre au Barbican pour rencontrer le monstre sacré, voilà qui procure de grands frissons mais, surtout, une matière dense pour travailler et vouloir recommencer à nouveau. Retranscrire toute l’émotion est délicat mais je vais m’y frotter.

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Tout peut être joué, même une chanson…

Dans mes ateliers théâtre j’aime que tout écrit puisse être un support de jeu. Je ne pioche pas que dans des textes théâtraux, je vais grappiller aussi dans la BD, dans la chanson, dans le roman, dans les poèmes, le slam, les vidéos youtube,  des dialogues de film et les livres pour enfants.

Lorsqu’un texte me prend le cœur à deux mains et le tord jusqu’à me retenir de respirer un instant, alors je sens qu’il pourra être joué. Des puristes me l’ont reproché, mais je m’en fiche, je fais ce que je veux. Tout peut se croiser, tout peut se rencontrer sur scène. J’aime éperdument les textes de théâtre (pas tous), mais j’aime l’écrit de toute façon… Lire la suite

Les affiches dans les ateliers théâtre

Il y a quelques années, personne ne faisait d’affiche pour les spectacles des ateliers théâtre.

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C’était un peu considéré comme des prestations privées dans lesquelles seuls les parents et les amis venaient. On faisait une information en interne et hop, c’était torché  (je retire ce mot parce qu’un lecteur l’a trouvé choquant) bouclé. Lire la suite

Bizavous !

Eplay-stone-1744790__340n 2013, j’ai écrit une pièce pour ma compagnie : « Coups de Théâtre » , dont l’intrigue se situait lors d’ un stage de théâtre avec des élèves et un professeur -metteur en scène.

J’avais envie de raconter ce qui se passe dans ces groupes très fermés, dans cette famille improbable et fusionnelle qui se créé au théâtre. C’est un maelstrom d’émotion ces stages : on s’aime, on se déchire, on se déteste, on rit, on mange, on boit et à l’occasion on joue… J’y introduisais des personnages rencontrés pendant mes ateliers, j’en mélangeais certains, je profitais de répliques d’autres. Le théâtre dans le théâtre : une mise en abîme comme on dit… Lire la suite

Avant on marchait en crabe…

 

crab-1786553__340C’est toujours intéressant de s’interroger sur « comment c’était avant ? ». Alors : comment c’était avant quand on allait au théâtre ?

Les mises en scène folles, les décors en 3D, la vidéo et tout ça, restent très récents.

Le terme de metteur en scène date de la fin du XIXème siècle, début du XXème siècle.

A cette époque, le théâtre s’interprétait de façon très statique et codifié. Les acteurs jouaient en avant scène pour pouvoir être éclairés (d’où le terme les feux de la rampe). Chaque acteur avait un emploi (premier acteur, première actrice, la jeune première, la soubrette, le père noble, le valet, etc…), le jeu était extrêmement codifié (on apprenait au Conservatoire les pauses dans un catalogue des pauses). Chaque emploi avait une pause, une attitude. Les acteurs déclamaient en avant scène, donc, face public sans aucune interaction avec les autres acteurs. (je me rends compte qu’il reste des traces de cette époque dans certains spectacles encore….)

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Sarah Bernard dans Théodora (1882)

Il était interdit de jouer autrement que de face, aussi les acteurs pour entrer et sortir se déplaçaient-ils en crabe. Pour indiquer qu’un acteur entrait sur scène, il tapait du pied dans les coulisses et ensuite venait se placer face public, déclamait son texte et sortait de la même façon. Les comédiens se plaçaient en ligne pour que chacun puisse être bien vu.

Le théâtre avait des vedettes. Ces vedettes portaient de très beaux costumes qui parfois n’avaient pas de rapport avec le personnage qu’elles jouaient,  qui les mettaient juste en valeur. L’acteur vedette, même s’il jouait le rôle d’un valet, était toujours le mieux habillé.

Le théâtre était un pur divertissement commercial (il faut voir que le théâtre était la seule source de distraction sachant que ni le cinéma, ni la télévision, encore moins internet n’existaient). On y sortait pour se montrer. Le spectacle parfois était plus dans la salle que sur la scène. D’ailleurs les acteurs faisaient souvent des clins d’œil vers le public. Le noir dans la salle n’existait pas. C’est Wagner qui a instauré le noir dans la salle, puis Antoine a repris l’idée, créant ainsi le quatrième mur, l’isolation de la scène, le mur invisible qui séparait le noir de la lumière.

Les décors étaient illusionnistes, peints sur des toiles ou en carton-pâte.  Chaque décor servait pour plusieurs pièces. Les dramaturgies étaient stéréotypées.

Et puis Antoine (à partir de 1890), issu du théâtre amateur (héhéhé!) révolutionna tout ça. Sur scène devait se jouer la vie, le comédien devait se déplacer sur toute la scène, le décor devait être réel, de vraies tables, de vraies chaises : il poussa même le naturel jusqu’à mettre de la vraie viande sur scène, des animaux vivants. Il instaura l’idée que chaque spectacle devait être novateur. Pour lui le théâtre devait se composer de :

  • Une troupe (sans hiérarchie chez les acteurs, sans vedettes)
  • Un décor vrai construit en trois dimensions avec des vrais meubles, des vrais assiettes…
  • Des costumes plausibles

Et c’est ainsi que le principe du metteur en scène démarra, alliant le matériel (décor, costumes, éclairage) et l’immatériel (le travail d’adaptation et celui du travail d’acteur, de son rôle dans l’espace).

Voilà, c’est tout pour l’instant ! C’était la petite minute d’histoire du Petit Théâtre de Nath. Tout ça est très résumé, les puristes vont crier au scandale, mais tant pis.

Je sais que certains m’ont dit qu’ils aimaient bien les histoires : comme moi 🙂

Bizavoutous

Nath

Au théâtre, il y a ceux qui parlent

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Au théâtre, on parle. On y trouve des mots que seuls les connaisseurs de théâtre comprennent. Et pour accéder au monde du théâtre, il faut dans un premier temps apprendre une nouvelle langue. Parfois je la trouve extrêmement pompeuse.

Comme si il fallait malaxer des mots compliqués pour bien faire entendre aux néophytes comme on est plus intelligents qu’eux… Lire la suite

La vie sur les planches

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Dans les cours de théâtre aussi bien que dans les compagnies, il y a le théâtre (le texte), le théâtre (le lieu) et le théâtre (la vie).

Il y a une vie folle lorsqu’on fait du théâtre.

Une envie de construire avec des gens qu’on n’aurait jamais côtoyés en dehors, des passions, des amours improbables, des désirs qui se confondent (est-ce notre personnage qui aime l’autre ou bien nous même ? et si c’est nous même, aimons-nous notre partenaire ou le personnage qu’il interprète ? Ou bien est-ce dû à l’alchimie du théâtre ?) Lire la suite